La fille du train – Paula Hawkins

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Éditeur Pocket

Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Après plusieurs mois à tourner autour dans les librairies, j’ai sauté le pas et je l’ai acheté bien que j’ai encore beaucoup de livres en attente. Sa présence et les bonnes critiques que j’ai lu mon convaincu.

Mon avis : 

Ce thriller nous entraîne dans une lecture pleine de doutes. Rachel, la fille du train, dont on suit la vie et les déboires, est à la fois attachante et déconcertante. On a de la peine de sa situation familiale avortée. On l’excuse de son addiction pour l’alcool et puis quelques pages plus tard on se dit qu’elle ne fait rien pour arranger sa situation. Est-ce seulement l’alcool qui l’a fait délirer ou bien…n’aurait-elle pas un problème psy ? Elle harcèle tout de même son ex-mari et sa nouvelle femme. Tant que cela restait dans le cercle des proches, elle pouvait encore s’en sortir, mais voilà qu’elle veut témoigner de ce qu’elle a vu un matin à travers la vitre de ce train de banlieue qu’elle prend tous les jours. Mais comment peut-on croire une femme qui boit ? L’ambivalence du personnage de Rachel mais également tous les personnages autour font la force de roman. Les personnages sont complexes, subtiles et sournois.

La construction du livre peut en revanche être déroutante. On recommence les mêmes journées avec d’autres personnages. On revient en arrière puis le temps s’accélère à nouveau. Un conseil : prenez le temps de bien lire les dates et les heures en haut de chaque nouveau chapitre. Ce roman vous laisse un goût de surprise. Je n’ai pas vu le film, je ne pourrai de ce fait pas faire de comparaison. Est-ce que je le regarderai ? Peut-être, même si j’appréhende un peu. Le plus souvent, il ne vaut mieux pas, je repère trop souvent les coupures qu’a fait le réalisateur et je compare….

Ma note : 5/5

Le titre :

Il s’adapte parfaitement à ce roman, car une très grande partie de l’intrigue se passe autour, dans le train ou juste à côté des rails. Il peut aussi être interprété comme une allégorie de la vie de Rachel qui défile sans but sans chute et dont les jours ne sont que répétitions.

L’auteur :

Paula Hawkins de nationalité britannique débute sa carrière comme journaliste dans le célèbre journal “The Times”. Elle commencera sa carrière d’écrivain sous le pseudonyme Amy Silver et se consacrera à l’écriture de fiction romantique au nombre de 6, de ce que j’ai pu constater. Elle publiera sous son nom en 2015 et rencontrera un gros succès avec la fille du train qui sera adaptée au cinéma en 2016.

Son dernier roman Au fond de l’eau (2017)

L’illustration du livre : Le visuel est la suggestion d’un train en mouvement. Les passagers peuvent être vu et les passants peuvent les voir : une fenêtre ouverte sur le monde. La couverture anglaise est quasi-identique visuellement. Une phrase toutefois complète le titre : “You don’t know her. But she knows you” (Vous ne la connaissez pas mais elle vous connait). Cette simple phrase représente à elle seule ce que le mari de la victime (Scott) ressent lorsqu’il fait la connaissance de Rachel.

Un avion sans elle – Michel BUSSI

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Éditeur : Pocket

Résumé : 

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus à Émilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce livre me fait de l’oeil depuis plusieurs années, mais j’ai toujours tellement de chose à lire que j’ai toujours repoussé son achat. Ma soeur a lu il y a quelques semaines  un autre roman de lui. Elle a complimenté son style. Je me suis promis qu’à mon prochain passage à la bliblio j’en emprunterai un de lui.  Et voilà nous y sommes. Il m’aura fallu une toute petite semaine pour en arriver à la fin. Pour rappel, ce livre a été édité en janvier 2012.

Mon avis :  

Voilà un polar qui se lit sans accrochage. Le style est simple et le nombre de personnage suffisant. Le rythme est fluide. Les chapitres se déroulant en 1998 et en 1980 se croisent tout au long du livre avec fluidité. L’histoire nous prends au passage. Crédule Grand-Duc avec son cahier vert sait nous tenir en haleine et nous distille au compte goutte des informations sur les personnages. Pour les compulsifs de la lecture, vous n’aurez pas trop de surprise concernant la fin car elle transpire à un moins de 150 pages de la fin. La trame de départ : 1 bébé et 2 identités possibles sur fond de tristesse familiale en font un roman prenant. Lecture facile et satisfaisante pour moi. Je n’hésiterai pas à emprunter rapidement un autre roman de cet auteur.

Ma note : 4/5

Le titre :

Un avion sans elle. Le jeu de mots effectué avec le titre est tout bonnement génial ! Il y a trois lectures possibles :

  • un avion sans ailes, référence direct avec l’avion que se crashe sur le mont terrible.
  • un avion sans elle, référence à l’absence d’un des deux bébés, puisque seul un des deux survit.
  • un avion sans elle, référence directe à la fin du livre, mais je n’en dirai pas plus.

L’auteur :

Michel Bussi est  né à Louviers, en Normandie. Il est professeur de l’université de Rouen et de directeur d’un laboratoire du CNRS. Il est un fervent lecteur depuis tout petit et a dévoré la bibliothèque rose et verte (Comme moi ! C’est la seule similitude, on est d’accord !). Sur son temps libre, il écrit et rencontre son premier succès national avec son roman « Nymphéas noir ». Depuis, les romans s’enchaînent, et ses histoires s’exportent dans 35 pays. Une adaptation cinématographique du roman « Maman à tort est en cours ».

Son dernier roman : On la trouvait plutôt jolie (12 octobre 2017)

L’illustration du livre Marion Tigréat est diplômée de l’École des arts décoratifs de Strasbourg. Elle a débuté sa carrière en tant que graphiste et s’est rapidement tournée vers l’illustration et plus spécifiquement le travail de découpage. Elle a à son actif plusieurs couvertures de roman pour Michel Bussi mais également pour les nouvelles rééditions des romans de Jane Austen. J’aime particulièrement son travail coloré et délicat. Cette couverture par ses motifs fait appel à certains éléments du roman, tout en douceur, tout en poésie.