Millenium Blues – Faïza Guène

Millenium-blues

Éditeur : Fayard

Résumé :

«  Le monde a changé à partir du forfait Millénium. Désormais, on se parlerait sans limites. On pourrait se dire autre chose que l’essentiel. La jeunesse devenait Millénium, le monde, sous nos yeux, était en train de devenir Millénium. J’ai le Millénium Blues. Vous l’avez aussi  ? Est-ce qu’on en guérira un jour  ?  »

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce livre m’a été présenté lors d’un petit déjeuner littéraire organisé par Cultura fin janvier.

Mon avis : 

Trouvé à la bibliothèque sur le portant nouveauté, je ne me suis même pas posée la question longtemps : je l’ai pris. Confiante par la présentation qu’en avait fait Cultura, je me suis lancée dans cette lecture qui devait me rappeler des souvenirs de l’avant et de l’après 2000.

Et malheureusement, il ne m’a rappelé que certains faits « historiques » ou encore des souvenirs sur les us et coutumes de cette période temporelle.

Zouzou, jeune parisienne nous relate sa vie de l’enfance à l’âge adulte sur un fond d’évolution technologique. Son premier chagrin : la séparation de ses parents, son premier amour, son premier enfant et sa grande amitié avec Carmen qui sera tour à tour chahutée et menacée. Tout au long de ce livre, on ressent la tristesse, s’en est pesant.

Peu de livres me déçoivent, mais celui-ci n’a pas eu mes faveurs. J’ai même hésité à ne pas aller jusqu’au bout…fait rare pour ma part.

Ma note : 0/5

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Le titre :

Il porte bien son nom ! La tristesse arrive dès la première page lorsque Carmen renverse une femme à 2 roues lors de cette fameuse canicule de 2003. L’histoire est un enchaînement de faits peu ou pas heureux.  Millenium fait évidemment référencement à la période temporelle dans lequel le roman est transposé.

L’auteur :

Faïza Guène vie son enfance à Pantin. Elle doit la rencontre avec son éditeur et la publication de son premier roman « Kiffe kiffe demain » à son professeur de français qui envoya les premières pages à une maison d’édition. Il se vend à plus de 400 000 exemplaires et est traduit dans plus de vingt-six langues. Elle a à son actif 5 romans dans Millenium Blues.

Son dernier roman : Millenium Blues  (Janvier 2018)

L’illustration du livre :

Les deux écouteurs sont ceux que partagent Zouzou et Carmen pour écouter la musique sur leur Discman, lors de leur moment de complicité. Le fond bleu de cette couverture me fait penser à lui seul à la tristesse. Mais surtout, l’association des deux me fait penser à une campagne de pub d’Apple…

 

 

Trois baisers – Katherine Pancol

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Éditeur : Albin Michel

Résumé :

« Trois baisers, trois baisers et l’homme caracole, libre, flamboyant, crachant du feu et des étoiles. Ses sens s’affolent, il voit mille lucioles, des pains d’épices, des incendies… »

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Je l’ai emprunté à la bibliothèque après une longue réservation.

Mon avis : 

Le titre et encore moins le résumé ne laisse présager que ce livre constitue le 7ème tome des aventures d’Hortense, Junior, Stella…, donc si vous hésitiez, plus de doute : lisez-le !

Il est agréable de renouer avec tous ces personnages, on a le sentiment de retrouver des ami(e)s de longue date. Dans la trilogie Muchachas, nous avions fait connaissance avec Stella, cette fois encore le personnage de Stella prends une grande part dans son roman. Les personnages de la première trilogie Les yeux jaunes des crocodiles sont un peu plus effacés. Josephine Cortes laisse place à la nouvelle génération : Hortense, Junior et Zoé.

Les vies de Stella et Hortense se lient, se croisent et s’entrecroisent sans qu’elles le sachent. Stella qu’on avait laissé libre de l’emprise de son père à la fin du 3ème tome de Muchachas, ne trouve finalement pas la paix qu’elle pensait avoir droit.

Dans le même temps, Hortense la magnifique, au caractère de feu, se bat pour lancer sa collection et arriver au sommet. Son ambition sans frein l’éloigne de Gary qui de son côté cherche à atteindre sa propre ambition musicale.

Les autres personnages présents dans les 6 premiers romans font leur apparitions par-ci par-là pour donner de leurs nouvelles. L’auteure s’offre par moment le plaisir de nous débarrasser de personnages déplaisants avec une facilité déconcertante (parfois un peu trop…).

Pour celles et ceux qui auront lu ce roman et qui auront souri à la lecture des phrases assassinent et/ou pleine d’ego qu’Hortense Cortès appose sur les vêtements qu’elle vend; sachez que Katherine Pancol a décidé de rendre réel la fabrication de ses vêtements. Ces ventes sont au profit de l’association de Katherine Pancol : « Woman Safe » qui s’engage contre la lutte des violences faites aux femmes.

Si vous aviez rêvé (et assumé) de porter un T-shirt ou un Sweat avec une des ces phrases : « Riche, belle, célèbre…où est le problème ? » Rendez-vous ici : La Boutique d’Hortense Cortes.

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Ma note : 4/5

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Le titre :

Le titre m’a laissé perplexe car tout au long de ce roman, bon nombre de baisers sont échangés. Il faut arriver à la fin roman pour que le sens prenne vie. Pour ne pas entraver l’histoire, je ne pourrai en dire plus. Toutefois poser vous une seule question : Mais pour qui est-ce si important ces 3 baisers?

L’auteur :

Katherine Pancol a suivi des études littéraires. Elle devient journaliste presque par hasard. Après plusieurs années comme journaliste, Robert Laffon lui propose d’écrire son premier roman : « Moi d’abord ». Elle écrira plusieurs romans avant de rencontrer un succès populaire avec le premier opus de sa double trilogie avec « Les yeux jaunes des crocodiles ». Ses pairs ne sont pas toujours tendre avec ses romans et les qualifient parfois de « roman de plage ».

Son dernier roman : Trois baisers  (Octobre 2017)

L’illustration du livre :

Ces formes géométriques de couleurs qui pétillent me font penser à plusieurs bouts de tissus qui virevoltent autour des mains habiles d’Hortense. Mais elles pourraient tout autant représenter l’enthousiasme d’un baiser reçu :« Ses sens s’affolent, il voit mille lucioles, des pains d’épices, des incendies… »

 

Silent Voice – OHIMA Yoshitoki

 

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Éditeur : Kôdansha

Type de manga : Shonen

Nombre de manga : 7 – Série terminée

Résumé :

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.

Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.

Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce manga est une nouveauté de ma bibliothèque. Je me suis laissée convaincre par le résumé.

Mon avis : 

J’ai emprunté ce manga dans la section jeunesse de ma bibliothèque et je me suis attendue à une histoire « gentillet » : raté ! Je me suis d’ailleurs posée la question de la gestion du prêt en fonction de l’âge, car il est question d’agression verbales, physiques et cela de manière répétitive pour en arriver à des tentatives de suicide.

Le sujet abordé est sérieux et au fil des pages, la mangaka nous présente les agresseurs comme eux-mêmes des victimes. On rentre dans la psychologie des personnages et nous découvrons les raisons de leurs comportements : pression du groupe, manque de confiance en eux, volonté de se montrer fort, jalousie pour certains.

Finalement, le handicap de Shoko n’est qu’un prétexte pour aborder le sujet de fond : le mal-être des enfants/ados et leurs mécaniques de défense.

Ma note : 4/5

Le titre :

A la lecture du résumé, le titre apparaît comme une référence à la surdité de Shoko. Au fil des tomes, Silent Voice nous révèle une autre interprétation : les non-dits, les sentiments cachés, l’absence de discutions entre les adultes et les enfants. Certaines personnes du cadre enseignant sont conscientes des agressions faites en classe mais choisissent de ne pas le voir ou de ne pas en parler. Il y a une forme de surdité générale que l’on soit sourd ou non.

Le mangaka :

 

Yoshitoki Ōima est une mangaka japonaise née en 1989. Elle remporte à l’âge de 19 ans un concours de jeunes auteurs grâce au manga « Silent Voice ».

Un appartement à Paris – Guillaume Musso

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Éditeur : XO Editions

Résumé :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Un prêt de ma sœur qui l’a lu et sait que j’apprécie cet auteur.

Mon avis : 

Une agréable surprise ! Je me suis lancée dans cette lecture en ayant peur de la redite. Ayant lu tous ses premiers romans et cela dès leurs sorties, je trouve depuis quelques années une similitude dans les histoires qui m’a détournée de ces 3 derniers romans. Finalement, je me suis prise au jeu et sa lecture été très rapide et facile. J’ai apprécié ce style fluide et léger. L’auteur nous mène d’un point à un autre sans que le lecteur butte sur quoi que ce soit. On y retrouve ses villes privilégiées que sont Paris et New-York, mais également le personnage de Madeline présent dans son roman « L’appel de l’ange ». Roman à déguster cet été sur une terrasse ou à la plage !

Ma note : 4/5

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Le titre :

Le titre fait référence au lieu de départ de l’intrigue et de l’enquête que mèneront Madeline et Gaspard, mais n’annonce en rien le thème profond de ce roman.

L’auteur :

« Et après…. » est le premier roman à succès de Guillaume Musso publié en 2004. Il est propulsé au-devant de la scène et ne cessera depuis de publier des livres chaque année. Il est devenu un auteur attendu et plébiscité par ses lecteurs. Traduits dans quarante langues, certains de ces romans sont mêmes adaptés au cinéma.

Pour ce qu’ils ne le savent pas Guillaume Musso à un frère : Valentin qui écrit également. Je vous le recommande.

Son dernier roman : Une jeune fille et la nuit  (Avril 2018)

L’illustration du livre :

Le personnage féminin sur la couverture pourrait représenter deux personnages du roman : Madeline notre héroïne ou la femme de Sean Lorenz. Le bas de cette illustration représente les toits de Paris. Les deux images réunies me font penser au Street art et la représentation de la femme de Sean sur un mur parisien, un clin d’œil à l’histoire.

 

La tresse – Laetitia Colombani

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Éditeur Roman grasset

Résumé :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Je suis depuis quelques mois sur les réseaux sociaux des blogueuses littéraires. Elles ont brièvement présenté ce roman. Je l’ai offert à ma sœur pour son anniversaire ne l’ayant pas lu. Le résumé m’a fait sauter le pas. Après l’avoir, elle-même lu (en un temps record !), elle me l’a prêté.

Mon avis : 

 

Trois femmes, trois pays, trois histoires…une tresse. Les chapitres alternent l’histoire de chaque femme. On y découvre leurs conditions de vie, leurs rêves, leurs ambitions. Elles sont toutes attachantes, on se retrouve dans chacune d’elle. L’auteure arrive magnifiquement à ce que les trois histoires se lient au fil des pages sans que le lecteur s’en rende compte. Elle tisse la toile de son histoire, ou devrais-je dire elle tresse ses histoires pour qu’elles n’en fassent plus qu’une. Je vous le conseille sans hésiter !

Ma note : 5/5

Le titre :

La place des cheveux ou sa symbolique a une place importante au sein de ce roman. Son titre en est d’ailleurs son centre. Chacune des personnages a un attachement aux cheveux : Smita en raison de sa classe sociale, Giuila en raison de son métier et Sarah du fait de sa maladie. La tresse est à la fois une manière de se coiffer mais également une manière de rédiger le roman, il en est le cheveu conducteur…

L’auteur :

Laetitia Colombani est originaire de Bordeaux. Scénariste et réalisatrice au cinéma, elle est également actrice. La tresse est son premier roman paru en 2017. Il est actuellement traduit dans 29 langues et a remporté le Prix Relay des Voyageurs Lecteurs, le Trophée littéraire 2017 des Femmes de l’Economie et le Globe de Cristal 2018 du premier roman.

L’illustration du livre : Un jeu d’ombre d’une femme coiffant les cheveux de sa fille. Ce fond jaune, me fait penser aux couleurs ocres de l’inde. Serait-ce Smita qui tresse les cheveux de sa fille ?