Silent Voice – OHIMA Yoshitoki

 

Manga_Silent_Voice

Éditeur : Kôdansha

Type de manga : Shonen

Nombre de manga : 7 – Série terminée

Résumé :

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.

Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.

Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce manga est une nouveauté de ma bibliothèque. Je me suis laissée convaincre par le résumé.

Mon avis : 

J’ai emprunté ce manga dans la section jeunesse de ma bibliothèque et je me suis attendue à une histoire « gentillet » : raté ! Je me suis d’ailleurs posée la question de la gestion du prêt en fonction de l’âge, car il est question d’agression verbales, physiques et cela de manière répétitive pour en arriver à des tentatives de suicide.

Le sujet abordé est sérieux et au fil des pages, la mangaka nous présente les agresseurs comme eux-mêmes des victimes. On rentre dans la psychologie des personnages et nous découvrons les raisons de leurs comportements : pression du groupe, manque de confiance en eux, volonté de se montrer fort, jalousie pour certains.

Finalement, le handicap de Shoko n’est qu’un prétexte pour aborder le sujet de fond : le mal-être des enfants/ados et leurs mécaniques de défense.

Ma note : 4/5

Le titre :

A la lecture du résumé, le titre apparaît comme une référence à la surdité de Shoko. Au fil des tomes, Silent Voice nous révèle une autre interprétation : les non-dits, les sentiments cachés, l’absence de discutions entre les adultes et les enfants. Certaines personnes du cadre enseignant sont conscientes des agressions faites en classe mais choisissent de ne pas le voir ou de ne pas en parler. Il y a une forme de surdité générale que l’on soit sourd ou non.

Le mangaka :

 

Yoshitoki Ōima est une mangaka japonaise née en 1989. Elle remporte à l’âge de 19 ans un concours de jeunes auteurs grâce au manga « Silent Voice ».

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