Trois baisers – Katherine Pancol

trois-baisers_Katherine_Pancol

Éditeur : Albin Michel

Résumé :

« Trois baisers, trois baisers et l’homme caracole, libre, flamboyant, crachant du feu et des étoiles. Ses sens s’affolent, il voit mille lucioles, des pains d’épices, des incendies… »

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Je l’ai emprunté à la bibliothèque après une longue réservation.

Mon avis : 

Le titre et encore moins le résumé ne laisse présager que ce livre constitue le 7ème tome des aventures d’Hortense, Junior, Stella…, donc si vous hésitiez, plus de doute : lisez-le !

Il est agréable de renouer avec tous ces personnages, on a le sentiment de retrouver des ami(e)s de longue date. Dans la trilogie Muchachas, nous avions fait connaissance avec Stella, cette fois encore le personnage de Stella prends une grande part dans son roman. Les personnages de la première trilogie Les yeux jaunes des crocodiles sont un peu plus effacés. Josephine Cortes laisse place à la nouvelle génération : Hortense, Junior et Zoé.

Les vies de Stella et Hortense se lient, se croisent et s’entrecroisent sans qu’elles le sachent. Stella qu’on avait laissé libre de l’emprise de son père à la fin du 3ème tome de Muchachas, ne trouve finalement pas la paix qu’elle pensait avoir droit.

Dans le même temps, Hortense la magnifique, au caractère de feu, se bat pour lancer sa collection et arriver au sommet. Son ambition sans frein l’éloigne de Gary qui de son côté cherche à atteindre sa propre ambition musicale.

Les autres personnages présents dans les 6 premiers romans font leur apparitions par-ci par-là pour donner de leurs nouvelles. L’auteure s’offre par moment le plaisir de nous débarrasser de personnages déplaisants avec une facilité déconcertante (parfois un peu trop…).

Pour celles et ceux qui auront lu ce roman et qui auront souri à la lecture des phrases assassinent et/ou pleine d’ego qu’Hortense Cortès appose sur les vêtements qu’elle vend; sachez que Katherine Pancol a décidé de rendre réel la fabrication de ses vêtements. Ces ventes sont au profit de l’association de Katherine Pancol : « Woman Safe » qui s’engage contre la lutte des violences faites aux femmes.

Si vous aviez rêvé (et assumé) de porter un T-shirt ou un Sweat avec une des ces phrases : « Riche, belle, célèbre…où est le problème ? » Rendez-vous ici : La Boutique d’Hortense Cortes.

T-shirt_BoutiqueHortenseCor

Ma note : 4/5

Pour en lire un extrait : Cliquez-ici

Le titre :

Le titre m’a laissé perplexe car tout au long de ce roman, bon nombre de baisers sont échangés. Il faut arriver à la fin roman pour que le sens prenne vie. Pour ne pas entraver l’histoire, je ne pourrai en dire plus. Toutefois poser vous une seule question : Mais pour qui est-ce si important ces 3 baisers?

L’auteur :

Katherine Pancol a suivi des études littéraires. Elle devient journaliste presque par hasard. Après plusieurs années comme journaliste, Robert Laffon lui propose d’écrire son premier roman : « Moi d’abord ». Elle écrira plusieurs romans avant de rencontrer un succès populaire avec le premier opus de sa double trilogie avec « Les yeux jaunes des crocodiles ». Ses pairs ne sont pas toujours tendre avec ses romans et les qualifient parfois de « roman de plage ».

Son dernier roman : Trois baisers  (Octobre 2017)

L’illustration du livre :

Ces formes géométriques de couleurs qui pétillent me font penser à plusieurs bouts de tissus qui virevoltent autour des mains habiles d’Hortense. Mais elles pourraient tout autant représenter l’enthousiasme d’un baiser reçu :« Ses sens s’affolent, il voit mille lucioles, des pains d’épices, des incendies… »

 

Silent Voice – OHIMA Yoshitoki

 

Manga_Silent_Voice

Éditeur : Kôdansha

Type de manga : Shonen

Nombre de manga : 7 – Série terminée

Résumé :

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.

Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.

Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce manga est une nouveauté de ma bibliothèque. Je me suis laissée convaincre par le résumé.

Mon avis : 

J’ai emprunté ce manga dans la section jeunesse de ma bibliothèque et je me suis attendue à une histoire « gentillet » : raté ! Je me suis d’ailleurs posée la question de la gestion du prêt en fonction de l’âge, car il est question d’agression verbales, physiques et cela de manière répétitive pour en arriver à des tentatives de suicide.

Le sujet abordé est sérieux et au fil des pages, la mangaka nous présente les agresseurs comme eux-mêmes des victimes. On rentre dans la psychologie des personnages et nous découvrons les raisons de leurs comportements : pression du groupe, manque de confiance en eux, volonté de se montrer fort, jalousie pour certains.

Finalement, le handicap de Shoko n’est qu’un prétexte pour aborder le sujet de fond : le mal-être des enfants/ados et leurs mécaniques de défense.

Ma note : 4/5

Le titre :

A la lecture du résumé, le titre apparaît comme une référence à la surdité de Shoko. Au fil des tomes, Silent Voice nous révèle une autre interprétation : les non-dits, les sentiments cachés, l’absence de discutions entre les adultes et les enfants. Certaines personnes du cadre enseignant sont conscientes des agressions faites en classe mais choisissent de ne pas le voir ou de ne pas en parler. Il y a une forme de surdité générale que l’on soit sourd ou non.

Le mangaka :

 

Yoshitoki Ōima est une mangaka japonaise née en 1989. Elle remporte à l’âge de 19 ans un concours de jeunes auteurs grâce au manga « Silent Voice ».

Un appartement à Paris – Guillaume Musso

musso_un_appartement_a_paris-705x1024.jpg

Éditeur : XO Editions

Résumé :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Un prêt de ma sœur qui l’a lu et sait que j’apprécie cet auteur.

Mon avis : 

Une agréable surprise ! Je me suis lancée dans cette lecture en ayant peur de la redite. Ayant lu tous ses premiers romans et cela dès leurs sorties, je trouve depuis quelques années une similitude dans les histoires qui m’a détournée de ces 3 derniers romans. Finalement, je me suis prise au jeu et sa lecture été très rapide et facile. J’ai apprécié ce style fluide et léger. L’auteur nous mène d’un point à un autre sans que le lecteur butte sur quoi que ce soit. On y retrouve ses villes privilégiées que sont Paris et New-York, mais également le personnage de Madeline présent dans son roman « L’appel de l’ange ». Roman à déguster cet été sur une terrasse ou à la plage !

Ma note : 4/5

Pour en lire un extrait : Cliquez-ici

Le titre :

Le titre fait référence au lieu de départ de l’intrigue et de l’enquête que mèneront Madeline et Gaspard, mais n’annonce en rien le thème profond de ce roman.

L’auteur :

« Et après…. » est le premier roman à succès de Guillaume Musso publié en 2004. Il est propulsé au-devant de la scène et ne cessera depuis de publier des livres chaque année. Il est devenu un auteur attendu et plébiscité par ses lecteurs. Traduits dans quarante langues, certains de ces romans sont mêmes adaptés au cinéma.

Pour ce qu’ils ne le savent pas Guillaume Musso à un frère : Valentin qui écrit également. Je vous le recommande.

Son dernier roman : Une jeune fille et la nuit  (Avril 2018)

L’illustration du livre :

Le personnage féminin sur la couverture pourrait représenter deux personnages du roman : Madeline notre héroïne ou la femme de Sean Lorenz. Le bas de cette illustration représente les toits de Paris. Les deux images réunies me font penser au Street art et la représentation de la femme de Sean sur un mur parisien, un clin d’œil à l’histoire.

 

La tresse – Laetitia Colombani

La_tresse_Laetitia_Colombani

 

Éditeur Roman grasset

Résumé :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Je suis depuis quelques mois sur les réseaux sociaux des blogueuses littéraires. Elles ont brièvement présenté ce roman. Je l’ai offert à ma sœur pour son anniversaire ne l’ayant pas lu. Le résumé m’a fait sauter le pas. Après l’avoir, elle-même lu (en un temps record !), elle me l’a prêté.

Mon avis : 

 

Trois femmes, trois pays, trois histoires…une tresse. Les chapitres alternent l’histoire de chaque femme. On y découvre leurs conditions de vie, leurs rêves, leurs ambitions. Elles sont toutes attachantes, on se retrouve dans chacune d’elle. L’auteure arrive magnifiquement à ce que les trois histoires se lient au fil des pages sans que le lecteur s’en rende compte. Elle tisse la toile de son histoire, ou devrais-je dire elle tresse ses histoires pour qu’elles n’en fassent plus qu’une. Je vous le conseille sans hésiter !

Ma note : 5/5

Le titre :

La place des cheveux ou sa symbolique a une place importante au sein de ce roman. Son titre en est d’ailleurs son centre. Chacune des personnages a un attachement aux cheveux : Smita en raison de sa classe sociale, Giuila en raison de son métier et Sarah du fait de sa maladie. La tresse est à la fois une manière de se coiffer mais également une manière de rédiger le roman, il en est le cheveu conducteur…

L’auteur :

Laetitia Colombani est originaire de Bordeaux. Scénariste et réalisatrice au cinéma, elle est également actrice. La tresse est son premier roman paru en 2017. Il est actuellement traduit dans 29 langues et a remporté le Prix Relay des Voyageurs Lecteurs, le Trophée littéraire 2017 des Femmes de l’Economie et le Globe de Cristal 2018 du premier roman.

L’illustration du livre : Un jeu d’ombre d’une femme coiffant les cheveux de sa fille. Ce fond jaune, me fait penser aux couleurs ocres de l’inde. Serait-ce Smita qui tresse les cheveux de sa fille ? 

La fille qui rendait coup pour coup / Millénium – David Lagercrantz

 

David-LAGERCRANTZ-Millenium-–-Tome-5-La-fille-qui-rendait-coup-pour-coup

Éditeur Actes Sud

Résumé :

Une enfance violente et de terribles abus ont marqué à jamais la vie de Lisbeth Salander. Le dragon tatoué sur sa peau est un rappel constant de la promesse qu’elle s’est faite de combattre l’injustice sous toutes ses formes. Résultat : elle vient de sauver un enfant autiste, mais est incarcérée dans une prison de haute sécurité pour mise en danger de la vie d’autrui. Lorsqu’elle reçoit la visite de son ancien tuteur, Holger Palmgren, les ombres d’un passé qui continue à la hanter resurgissent. Quelqu’un a remis à Palmgren des documents confidentiels susceptibles d’apporter un nouvel éclairage sur un épisode traumatique de son enfance.
Pourquoi lui faisait-on passer tous ces tests d’intelligence quand elle était petite ? Et pourquoi avait-on essayé de la séparer de sa mère à l’âge de six ans ? Lisbeth comprend rapidement qu’elle n’est pas la seule victime dans l’histoire et que des forces puissantes sont prêtes à tout pour l’empêcher de mettre au jour l’ampleur de la trahison. Avec l’aide de Mikael Blomkvist, elle se lance sur la piste d’abus commis par des officines gouvernementales dans le cadre de recherches génétiques secrètes. Cette fois, rien ne l’empêchera d’aller au bout de la vérité.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

J’ai la chance d’avoir une bibliothèque municipale innovante ! J’ai depuis peu une liseuse Kobo qui me permet d’emprunter des livres numériques. Ma bibliothèque a un partenariat avec la bibliothèque départementale et met à disposition des ouvrages numériques. Le fonctionnement est le même que celui en bibliothèque classique : 4 ouvrages maximum, prêt d’un mois et possibilité de réserver les romans déjà empruntés par d’autres lecteurs. Quels avantages ? Pour le moment, peu de monde emprunte ce type d’ouvrage, donc le temps d’attente est faible voire inexistant. On emprunte son roman depuis son canapé, à n’importe quelle heure et n’importe quel jour de la semaine. On a à faire à un service 24H/24H et 7jrs/7jrs. Enfin pas besoin de penser à la date de retour, au bout d’un mois le roman disparaît de la liseuse. Je vais revenir à la question de départ : Comment est-il arrivé entre mes mains ? A quelques heures de prendre l’avion, j’ai opté pour le téléchargement d’un livre numérique. J’étais à quelques pages de la fin d’un autre roman et il était nécessaire d’avoir de la lecture à venir. Ne voulant pas passer (et surtout n’ayant) pas trop de temps devant moi pour lire les résumés, j’ai choisi une valeur sûre !

Mon avis : 

Nous voilà au cinquième roman de cette saga. Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist sont à nouveau au rendez-vous pour résoudre énigmes et enquêtes. Dans ce tome, l’auteur révèle les raisons pour lesquelles Lisbeth a subi toutes sortes de mauvais traitements lors de son enferment dans le centre spécialisé pour enfant. Lors de ma lecture des 4 romans précédents, je pensais que ce n’était que le résultat d’un médecin profondément dérangé. J’étais bien en-dessous de la vérité ! Cette révélation se tisse et se croise au fil des pages avec l’apparition de nouveaux personnages : Léo, Dany, Benito et Faria. Mickael est, cette fois encore, l’instrument de Lisbeth qui lui demande d’enquêter sur Léo par le biais de messages cryptés sur son ordinateur. Vont-ils réussir à percer le mystère ?

Depuis que la série a été reprise par le nouvel auteur  » David Lagercrantz », j’ai le sentiment que les personnages se sont ramollis. Dans ce tome 5, l’auteur rédige les pensées de Lisbeth et décrit l’une après l’autre les actions que va réaliser Lisbeth. Il me semble (ça fait plusieurs années que j’ai lu les 3 premiers tomes écrits pat Stieg Larsson) que Lisbeth réalisait des actions sans qu’on en comprenne le sens. Les pièces du puzzle s’emboîtaient bien souvent plusieurs pages plus loin. Cette manière de rédiger laissait un suspens au lecteur et faisait de Lisbeth un personnage mystérieux. Mickael, de la même manière, ne prend plus de risque. Il mène tranquillement ses enquêtes en suivant un à un les instructions de Lisbeth. Où est passé son initiative ?

Toutefois, la manière de rattacher l’histoire de Lisbeth à l’enquête en cours est bien faite. C’est assez ingénieux pour révéler un aspect de vie de notre héroïne principale, bien qu’on le voit venir depuis un petit moment. Un peu plus de subtilité aurait été parfait.

 

Ma note : 2/5

Le titre :

Il se veut dans la continuité des 4 romans précédents sous forme de phrase assez longue. Il se rapporte encore une fois à son héroïne en utilisant le terme « fille ». Dans les 3 premiers, les titres étaient composés des mots : femme, fille et reine. Seul le 4ème tome ne faisait pas référence à Lisbeth. L’utilisation de ces mots est à la fois une allusion à Lisbeth mais également à son combat féministe au travers de ces enquêtes. Dans ce tome, elle défend Faria de tous les maux qu’elle subit en prison et rétablit la vérité autour de son incarcération. Pour le reste du titre : « qui rendait coup pour coup »; je dirai au contraire qu’elle ne rend pas vraiment coup pour coup. Elle rétablit la vérité et se venge partiellement. Dans les 3 premiers tomes, elle aurait très certainement tué les responsables. Ici elle se charge de les faire arrêter.

L’auteur :

David Lagercrantz de nationalité Suédoise est issu d’une famille littéraire (son père est éditeur et sa mère est la fille d’un célèbre philosophe Suédois). Après des études littéraires et religieuses, il débute sa carrière de journaliste. Il sera journaliste criminel pendant plusieurs années avant d’écrire des biographies. En 2013, il est engagé par la maison d’édition suédoise Norstedts pour écrire le quatrième volet de Millénium (Ce qui ne tue pas) à la suite du décès de Stieg Larsson. Il annoncera en 2015, qu’il en rédigera deux supplémentaires dont le dernier devrait être publié en 2019.

Son précédent roman Ce qui ne tue pas (2015)

L’illustration du livre : Deux femmes sont présentes sur cette première de couverture. A droite, le lecteur fidèle reconnaîtra tout de suite Lisbeth. La description dans les romans du personnage avec son tatouage, ses cheveux noirs, ses piercings sont caractéristiques de notre héroïne. A droite, on imagine sa sœur qui n’a aucun trait de ressemblance selon les descriptions faites au fil des pages. 

La fille du train – Paula Hawkins

La-fille-du-train_Paula_Haw

Éditeur Pocket

Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Après plusieurs mois à tourner autour dans les librairies, j’ai sauté le pas et je l’ai acheté bien que j’ai encore beaucoup de livres en attente. Sa présence et les bonnes critiques que j’ai lu mon convaincu.

Mon avis : 

Ce thriller nous entraîne dans une lecture pleine de doutes. Rachel, la fille du train, dont on suit la vie et les déboires, est à la fois attachante et déconcertante. On a de la peine de sa situation familiale avortée. On l’excuse de son addiction pour l’alcool et puis quelques pages plus tard on se dit qu’elle ne fait rien pour arranger sa situation. Est-ce seulement l’alcool qui l’a fait délirer ou bien…n’aurait-elle pas un problème psy ? Elle harcèle tout de même son ex-mari et sa nouvelle femme. Tant que cela restait dans le cercle des proches, elle pouvait encore s’en sortir, mais voilà qu’elle veut témoigner de ce qu’elle a vu un matin à travers la vitre de ce train de banlieue qu’elle prend tous les jours. Mais comment peut-on croire une femme qui boit ? L’ambivalence du personnage de Rachel mais également tous les personnages autour font la force de roman. Les personnages sont complexes, subtiles et sournois.

La construction du livre peut en revanche être déroutante. On recommence les mêmes journées avec d’autres personnages. On revient en arrière puis le temps s’accélère à nouveau. Un conseil : prenez le temps de bien lire les dates et les heures en haut de chaque nouveau chapitre. Ce roman vous laisse un goût de surprise. Je n’ai pas vu le film, je ne pourrai de ce fait pas faire de comparaison. Est-ce que je le regarderai ? Peut-être, même si j’appréhende un peu. Le plus souvent, il ne vaut mieux pas, je repère trop souvent les coupures qu’a fait le réalisateur et je compare….

Ma note : 5/5

Le titre :

Il s’adapte parfaitement à ce roman, car une très grande partie de l’intrigue se passe autour, dans le train ou juste à côté des rails. Il peut aussi être interprété comme une allégorie de la vie de Rachel qui défile sans but sans chute et dont les jours ne sont que répétitions.

L’auteur :

Paula Hawkins de nationalité britannique débute sa carrière comme journaliste dans le célèbre journal “The Times”. Elle commencera sa carrière d’écrivain sous le pseudonyme Amy Silver et se consacrera à l’écriture de fiction romantique au nombre de 6, de ce que j’ai pu constater. Elle publiera sous son nom en 2015 et rencontrera un gros succès avec la fille du train qui sera adaptée au cinéma en 2016.

Son dernier roman Au fond de l’eau (2017)

L’illustration du livre : Le visuel est la suggestion d’un train en mouvement. Les passagers peuvent être vu et les passants peuvent les voir : une fenêtre ouverte sur le monde. La couverture anglaise est quasi-identique visuellement. Une phrase toutefois complète le titre : “You don’t know her. But she knows you” (Vous ne la connaissez pas mais elle vous connait). Cette simple phrase représente à elle seule ce que le mari de la victime (Scott) ressent lorsqu’il fait la connaissance de Rachel.

La vengeance du pardon – Eric-Emmanuel Schmitt

La_vengeance_du_pardon_EESchmitt

Éditeur : Albin Michel

Résumé :

Recueil de quatre nouvelles : deux sœurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans la lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.

Comment est-il arrivé entre mes mains :

La bibliothèque municipale de ma ville met à disposition depuis décembre 2017 des liseuses. Cet ouvrage fait parti des 6 livres présents sur la liseuse baptisée « Rentrée littéraire 2 ». Je me suis laissée séduire à la fois par le résumé et à la fois par le concept des 4 nouvelles.

Mon avis : 

C’est la première fois que je découvre à la fois l’auteur et à la fois le « système » de nouvelles au sein du même roman. La plume d’Eric-Emannuel Schmitt est fluide, on se laisse porter par chaque ligne. A la fin de la première nouvelle, nous avons le regret qu’elle s’achève aussi rapidement. Chacune de ces nouvelles décrit un sentiment humain : l’envie, la perversion, l’indifférence et le crime. Au-delà du récit, il y a un fil philosophique, moralisateur peut-être. Chacun des personnages cherche en nous la compassion et la bienveillance quel que soit son acte. On y trouve des excuses, on amoindrit ses faits et gestes en fonction de son passé. Le bourreau devient presque parfois la victime. On ne peut résumer ces nouvelles qu’aux 4 sentiments décrits plus haut. C’est tout un éventail de sentiments que le lecteur perçoit. Une nouvelle m’a laissé sceptique quant à l’introduction du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. La réadaptation faite par les personnages de Werner (Saint-Exupéry) et Daphné dans le rôle du petit prince, ne m’ont pas convaincu. J’ai eu le sentiment de déjà-vu même si cette nouvelle est très bien écrite. Cela ne reste que mon avis et n’enlève en rien la qualité de ce roman que je recommande.

Ma note : 4/5

Le titre :

La vengeance du pardon est à la fois le titre du roman et à la fois le titre d’une des nouvelles. Elle résume parfaitement la nouvelle « numéro 3 » dont l’histoire se déroule entre un criminel pour meurtre et un proche de la victime. Je n’en dirais pas plus pour ne pas trop en révéler. Ce titre s’adapte finalement à l’ensemble des quatre nouvelles, car le pardon et la vengeance sont des sentiments communs aux quatre récits. Ils sont plus ou moins forts.

L’auteur :

Il conjugue à la fois le métier de romancier, de traducteur d’opéra, connait un succès au théâtre avec ses nombreuses pièces dont il est l’auteur. Il est le huitième romancier à avoir vendu le plus de roman en 2012 en France. Il fait parti des romans étudiés au collège et au lycée et se place même avant l’Avare de Molière en 2013 ! Vous pouvez consulter une bibliographie plus détaillée sur son site.

Son dernier roman : La vengeance du pardon (2017)

L’illustration du livre : Ayant lu ce roman sur liseuse, je n’ai malheureusement pas pu accéder aux informations concernant l’artiste ayant conçu cette couverture.  Je compléterai dès mon passage en librairie.

Millenium Blues – Faïza Guène

Millenium-blues

Éditeur : Fayard

Résumé :

«  Le monde a changé à partir du forfait Millénium. Désormais, on se parlerait sans limites. On pourrait se dire autre chose que l’essentiel. La jeunesse devenait Millénium, le monde, sous nos yeux, était en train de devenir Millénium. J’ai le Millénium Blues. Vous l’avez aussi  ? Est-ce qu’on en guérira un jour  ?  »

Comment est-il arrivé entre mes mains :

Ce livre m’a été présenté lors d’un petit déjeuner littéraire organisé par Cultura fin janvier.

Mon avis : 

Trouvé à la bibliothèque sur le portant nouveauté, je ne me suis même pas posée la question longtemps : je l’ai pris. Confiante par la présentation qu’en avait fait Cultura, je me suis lancée dans cette lecture qui devait me rappeler des souvenirs de l’avant et de l’après 2000.

Et malheureusement, il ne m’a rappelé que certains faits « historiques » ou encore des souvenirs sur les us et coutumes de cette période temporelle.

Zouzou, jeune parisienne nous relate sa vie de l’enfance à l’âge adulte sur un fond d’évolution technologique. Son premier chagrin : la séparation de ses parents, son premier amour, son premier enfant et sa grande amitié avec Carmen qui sera tour à tour chahutée et menacée. Tout au long de ce livre, on ressent la tristesse, s’en est pesant.

Peu de livres me déçoivent, mais celui-ci n’a pas eu mes faveurs. J’ai même hésité à ne pas aller jusqu’au bout…fait rare pour ma part.

Ma note : 0/5

Pour en lire un extrait : Cliquez-ici

Le titre :

Il porte bien son nom ! La tristesse arrive dès la première page lorsque Carmen renverse une femme à 2 roues lors de cette fameuse canicule de 2003. L’histoire est un enchaînement de faits peu ou pas heureux.  Millenium fait évidemment référencement à la période temporelle dans lequel le roman est transposé.

L’auteur :

Faïza Guène vie son enfance à Pantin. Elle doit la rencontre avec son éditeur et la publication de son premier roman « Kiffe kiffe demain » à son professeur de français qui envoya les premières pages à une maison d’édition. Il se vend à plus de 400 000 exemplaires et est traduit dans plus de vingt-six langues. Elle a à son actif 5 romans dans Millenium Blues.

Son dernier roman : Millenium Blues  (Janvier 2018)

L’illustration du livre :

Les deux écouteurs sont ceux que partagent Zouzou et Carmen pour écouter la musique sur leur Discman, lors de leur moment de complicité. Le fond bleu de cette couverture me fait penser à lui seul à la tristesse. Mais surtout, l’association des deux me fait penser à une campagne de pub d’Apple…